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Le genre Amphiprion, dont le nom commun est poisson-clown, regroupe plusieurs espèces qui sont symbiotiques avec une anémone mais plus ou moins sociables.

Il n’y a pas d’aquarium marin sans poisson-clown. C’est même souvent le premier à arriver sur les lieux ! La taille variant selon l’espèce mais excédant rarement 15 cm en aquarium, il est facile de trouver celle qui convient au volume du bac de destination.

Le poisson-clown appartient à la famille des pomacentridés

Parmi les pomancentridés, voici quelques espèces bien connues se trouvant facilement dans les commerces de poissons tropicaux marins. Le comportement social, territorial, est un peu différent d’une espèce à l’autre et il vaut mieux le savoir avant l’introduction pour éviter tout déboire ultérieur.

  • Amphiprion clarkii (poisson-clown à queue jaune, 10 cm à 15 cm). Le corps est de couleur orange avec deux bandes blanches verticales. A maintenir en couple ou en groupe si la taille de l’aquarium le permet car il a tendance à devenir territorial.
  • Amphyprion frenatus (poisson-clown rouge) présente un corps orangé, les flancs bruns et une seule bande blanche derrière la tête. Il peut atteindre 12 à 15 cm. Sociable avec les autres clowns, il risque d’être agressif avec ceux de son espèce.
  • Amphyprion occelaris (poisson-clown occelé). Il présente une belle couleur orange doré et trois bandes blanches verticales réparties sur l’ensemble du corps. La femelle devient plus grosse et peut atteindre une dizaine de centimètres alors que le mâle dépasse rarement sept. Il préfère la vie en couple et supporte la présence de pratiquement toutes les autres espèces.
  • Amphyprion perideraion (clown à collier) est d’une couleur orange doux, avec une bande blanche sur le dos qui va du bout du nez à la queue, et une autre, verticale, à l’arrière de la tête. Paisible, il ne dépassera pas les sept centimètres. Il s’accommode donc fort bien de faibles volumes, d'autant plus qu’il peut devenir trop craintif en compagnie de poissons gros ou agressifs.
  • Amphyprion sebae. De couleur noire, le corps barré de trois rayures blanches verticales, le nez orangé et les nageoires pelviennes jaunes, il tranche totalement avec les autres espèces ! Il ne dépasse pas les dix centimètres mais est, en général, très agressif.

Origines géographiques et mode de vie du poisson-clown

La plupart des Amphyprions se trouvent dans les eaux calmes de l’Océan Indien et du Pacifique. Sans trop de turbulences, l’environnement liquide reste clair et favorable aux anémones de mer (actinies) avec qui les clowns vivent une merveilleuse histoire d’amour.

Leur pied collé aux rochers, les actinies capturent dans leurs tentacules de petites proies, larves de crustacées ou poissons, afin de s’en nourrir.

Une fois la victime attrapée et engourdie par son venin, l’anémone la dirige, à l'aide de ses tentacules, vers l’orifice central qui lui sert de bouche.

La substance très toxique émise par les actinies ne dérange absolument pas les Amphyprions

Ils sont immunisés et se frottent avec délectation dans cet abri douillet que forment les tentacules, matelas mouvant et protecteur. Les prédateurs éventuels n’osent pas s’approcher de ce piège qu’ils savent mortel !

Un service en vaut un autre, aussi les clowns n’hésitent-ils pas à laisser à leur hôte une partie de leur nourriture, en guise de paiement pour l’hébergement. Ils coupent aussi les tentacules morts, effectuant ainsi un toilettage nécessaire.

Reproduction du poisson-clown dans la nature

Pourquoi risquer une mauvaise rencontre ? Les Amphyprions ont compris que si les anémones les protègeaient de l’approche de prédateurs, mieux valait ne pas s’en éloigner. Et puis tout le monde n’a pas une crèche personnelle, autant en profiter… Alors ils pondent leurs œufs très près de l’actinie qui les héberge et celle-ci en s’ouvrant, laisse retomber ses tentacules protecteurs sur eux.

Après éclosion les petits ne se pressent pas de quitter leur nounou. Ils prennent d’abord le temps de grandir un peu avant d’affronter quelques dizaines de centimètres de territoire aux alentours et de revenir se blottir en son sein.

La symbiose entre ces deux espèces peut aussi avoir une autre issue…

Encore une fois la nature a bien fait les choses. Outre les échanges cités ci-dessus, la symbiose parfaite entre ces deux créatures sert aussi à équilibrer la population des Amphyprions. En effet si l’actinie sent qu’un poisson clown est malade, elle le paralyse et le mange, supprimant ainsi un individu faible et peut-être porteur d’une maladie contagieuse.

Dans un aquarium avec des Amphyprions, est-il nécessaire d’avoir une anémone ?

On l’a bien compris, dans la nature, l’anémone protège le poisson-clown.

Dans un aquarium, en principe, il n’y a pas de prédateur pour cet animal qui, en conséquence, n’éprouvera pas le besoin d’être défendu. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir une actinie, sauf pour le spectacle occasionné ou pour la reproduction.

De plus, les Amphyprions que l’on trouve maintenant dans les commerces d’aquariophilie sont, de plus en plus souvent, issus d’élevage. Ils n’ont pas eu l’occasion de développer de crainte envers qui que ce soit.

Ils sont un peu plus onéreux que les poissons sauvages mais, encore une fois, précisons qu’il est utile de limiter les prélèvements dans les milieux naturels.

Peu difficiles, les Amphyprions acceptent, en aquarium, toutes les nourritures que l’ont trouve en animalerie, artémias congelées, granules ou paillettes.

Amphyprion occelaris- Photo Josiane Baud
Amphyprion occelaris- Photo Josiane Baud

Amphyprion occelaris- Photo Josiane Baud

Tag(s) : #aquariophilie

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