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Très commun dans les animaleries, le guppy est d'une maintenance facile si on lui crée un environnement adéquat .

Ce joli petit poisson de la famille de Poeciliidae sera une école de la vie très intéressante pour les très jeunes enfants car, à conditions de respecter ses mœurs, il est facile d’en étudier la reproduction et l’élevage.

Origines géographiques du guppy.

On le trouve à l’état sauvage en Amérique centrale mais les sujets commercialisés sont maintenant pratiquement tous issus d’élevages sélectifs qui sont, pour la plupart, installés en Asie.

Description du guppy.

Le dimorphisme sexuel, c’est à dire les différences physiques entre les deux sexes, est flagrant : la femelle a un abdomen arrondi, alors que le corps du mâle est longiligne et possède un gonopode. La couleur de la femelle est souvent beige-gris ,sauf pour certaines variétés uniformément colorées d’une seule tonalité, jaune par exemple. Sa queue est courte et ronde alors que le mâle présente des couleurs flamboyantes avec une nageoire caudale généralement longue et voilée. Cependant il existe de nombreuses formes de queue chez les guppys, le Mergus en énonce pas moins d’une douzaine :

  • queue ronde
  • queue en épingle
  • queue fer de lance
  • queue en bêche
  • queue de lyre
  • épée haute
  • épée basse
  • double épée
  • queue en drapeau
  • queue en voile
  • queue en éventail
  • queue en triangle

Vous pouvez retrouver des photos et des descriptifs très détaillés en cliquant sur les liens en bas de cet article.

Reproduction du guppy.

A l’arrière de l’abdomen de la femelle, sur chaque flanc, il y a un point noir, plus ou moins prononcé. Il s’agit des orifices par où doivent sortir les oeufs. En fait le guppy est ovovivipare, c’est à dire que les alevins se libèrent du sac embryonnaire au contact de l’eau et se retrouvent de suite en nage libre. C’est ce qui leur permet de sauver leur vie, au moins pour certains, car ils doivent faire preuve de rapidité pour trouver une cache et échapper à la voracité des adultes, parents ou pas.

On trouve dans le commerce des pondoirs, ou accouchoirs, flottants. Il faut pêcher la femelle avant les naissances, encore faut-il être sûr que ce soit le bon moment ! Ensuite, captive dans la boite de plastique translucide, elle lache les petits qui passent à travers une grille pour aller se mettre à l’abri dans le double fond… Mais ils sont toujours sous l’éclairage, à la surface de l’eau de l’aquarium, et stressés par les regards avides des adultes qui les croqueraient bien.* Cette situation est complètement à l’opposé de ce qui se passe dans la nature, les jeunes ayant l’instinct de descendre se cacher dans les plantes basses et touffues.

Depuis peu de temps, il se trouve dans le commerce des boules façon gazon synthétique, lestées, très pratiques. Il suffit d’en positionner au moins une sur le sable de l’aquarium pour que les alevins viennent y chercher refuge à leur naissance. Les brins de feuilles en plastique peuvent laisser passer de petites particules de nourriture dont les jeunes vont s’alimenter mais sont assez rapprochés pour empêcher les adultes de pénétrer.

Cette solution a l’énorme avantage de ne pas avoir besoin de stresser les femelles en les pêchant pour les isoler et de permettre aux nouveaux nés d’avoir un comportement totalement naturel, guidé par l’instinct de survie.

Maintenance du guppy.

Les guppys sont des poissons petits, de l’ordre de 4 cm, mais pas si fragiles qu’on pourrait le croire. Ils cohabitent sans problème avec de nombreuses autres espèces dont ils ne recherchent pas spécialement la présence, tant les mâles sont occupés à nager derrière les femelles pour essayer de les féconder, ces dernières faisant tout pour les éviter ! Le seul risque si les autres habitants de l'aquarium sont joueurs, c'est de les voir vouloir saisir la queue voilée des guppys. Il faut savoir qu'en cas de morsure, les voiles repoussent.

Leur facilité à se reproduire risque d’ailleurs d’être problématique quant à la qualité de la population dans l’aquarium. En effet le lien de parenté des géniteurs n’étant pas pris en compte, la descendance est sujette à la consanguinité. La conséquence en sera des individus de moins en moins beaux, de plus en plus faibles et sujets à malformations.

Il est donc fortement conseillé de faire des échanges avec d’autres aquariophiles, pour introduire du « sang neuf » et de ne mettre qu’un mâle pour deux à trois femelles minimum.

Le décor sera très végétal, naturel si possible, avec beaucoup de caches.

Les superbes couleurs des nageoires caudales des mâles seront mises en valeur par un éclairage à lumière chaude. Celle des tubes horticoles, pour la croissance des plantes, convient bien, particulièrement sur un gravier noir.

Alimentation du guppy.

Peu difficiles, les guppys mangent de tout, paillettes ou granulés du commerce. Sachant que ce sont des poissons dits de « surface », leur bouche sur le dessus leur fait préférer ce qui flotte. Mais ils ne rechignent pas à attraper les vers de vase en train de couler !

Lorsqu’il y a des alevins il faut privilégier les paillettes pour qu’ils puissent se nourrir des débris.

Souces :

L’Atlas de l’aquarium, vol 1, MERGUS

L’Art de l’Aquarium Colette Rabut Patrick Butteux ( Bordas Nature)

Images correspondant à guppy

GUPPY-Refs : Les Guppys-> Génétique-> Tableau génétique guppys

*Dailymotion - Reproduction guppy : bebes guppies - une vidéo

Guppys femelles

Guppys femelles

Tag(s) : #aquariophilie

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