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Le volume de l'aquarium et son équipement, en terme de brassage et d'éclairage, sont à prendre en compte.

Comme en eau douce, le milieu marin est constitué d’espèces habitant à des niveaux différents, avec des habitudes de vie, d’alimentation et de fonctions spécifiques et, surtout, complémentaires. En aquarium il faut, autant que possible, en rapport avec le volume, essayer de reproduire cet astucieux mélange.

A chaque zone de vie son biotope.

En milieu marin il en existe trois bien précis et celui que l’on veut, ou que l’on peut, matériellement reproduire, doit être adapté aux poIssons que l’on désire introduire.

Le volume ne va pas être le seul critère, le brassage, l’éclairage et la température vont aussi être à considérer.

  • L’herbier, aussi appelé lagon.

Les îles sont entourées par des récifs sur lesquels se brisent les grosses vagues qui viennent du large. Une fois passé cette barrière, l’eau arrive doucement sur la plage. En se retirant, elle va de nouveau heurter les rochers. Ceux-ci vont retenir à leur pied les déchets qui ne seront donc pas emportés vers la haute mer. Cette sédimentation va être propice à l’apparition de micro algues, d’où la couleur et les noms donnés à cette zone.

Les critères physiques de cet endroit sont : brassage et éclairage moyens, eau tempérée, sable fin. C’est le biotope classique d’un aquarium de poissons.

  • Le platier.

Sur la barrière récifale par contre, continuellement balayée par le ressac et affleurant la surface, il y a beaucoup de brassage, pas de sable, l’eau est froide et la lumière intense puisque celle du soleil se répercute sur la roche nue, située à faible profondeur. Les coraux durs apprécient ces conditions.

On nomme cet endroit le platier. Il nécessitera pompes de brassage, écumeur, lampes HQI…

  • Pente externe et tombant.

De l’autre côté, en direction du large il y a de grandes profondeurs, une lumière qui pénètre difficilement, une température très peu élevée et des vagues qui se brisent sur les rochers.

Ce milieu est rarement reproduit chez les particuliers car il nécessite de très, très gros volumes, comme pour des requins par exemple.

L’équipement de votre aquarium, s’il est classique de forme, c’est à dire cubique ou rectangulaire, permettra, ou devra être complété, pour réaliser l’un de ces trois biotopes totalement différents techniquement.

Quelles espèces choisir ?

Comme pour l’eau douce, le volume d’eau disponible sera le premier critère de choix pour les poissons, pour ce qui est des espèces et du nombre.

Ensuite il faut considérer les zones de vie habituellement pratiquées, pleine eau ou plutôt partie inférieure du bac. Les animaux marins, même de petite taille, sont très territoriaux. et peuvent devenir agressifs. Ils auront de la peine à accepter de côtoyer d’autres individus, congénères ou pas. C’est le cas de la Demoiselle bleue (Chrysiptera cyanea), qui se trouve très facilement à moindre coût mais dont le mauvais caractère est légendaire.*

Si l’aquarium permet d’avoir plusieurs individus ayant les mêmes habitudes de nage, certains sont à maintenir solitaires ou en couples*, comme Pomacanthus semicirculatus ou Premnas biaculeatus.

Le mieux est de les introduire en dernier. Dans le cas contraire, ces animaux s’approprient le volume, même grand, et refusent la venue de tout autre élément en le tuant.

Toutes les espèces ne sont pas compatibles entre-elles, c’est un autre point à vérifier avant de décider de l’introduction, il faut donc éviter d’acheter sur un coup cœur .

Des poissons, crabes ou crevettes, sont gourmands de coraux mous…S’il est envisagé d’en installer quelques uns, mieux vaut prévoir cette éventualité et ne pas mettre leurs prédateurs sur la liste des achats !

Les poissons de pleine eau, les crevettes et autres détritivores…

Les poissons dits de pleine eau sont ceux que l’on voit le plus aisément. Hauts en couleurs et en caractère, ils sont le point de mire du visiteur et l’objet de toutes les convoitises de l’aquariophile débutant en milieu marin. Mais après quelques minutes d’observation, on peut se rendre compte qu’ils sont loin d’être seuls !

Crevettes, crabes, oursins, coquillages, escargots, bernard hermit et ophiures, entre autres, déparasiteurs et détritivores, nettoyeurs et alguivores en tous genres, se chargent de gérer le recyclage des déchets.

A l’inverse des poissons, en général leur allure n’est pas toujours très avenante. Cherchant toujours à se mettre à l’abri pour se protéger des prédateurs, donc souvent cachés, ils se parent de couleurs rarement chatoyantes, sauf dans les cas où elles servent plutôt à intimider l’ennemi.

Bien que prévenus de leur nécessaire présence au sein de la communauté marine, l’aquariophile en mal de finances hésite souvent à en faire l’achat. C’est une erreur qu’il peut payer très cher, à plus ou moins court terme. La gestion des détritus n’étant pas faite, présence d’algues et mauvaises qualité d’eau se feront vite ressentir.

En tenant compte des éléments çi-dessus, vous pourrez choisir les espèces qui évolueront sereinement dans votre aquarium.

Si vous êtes très attirés par une espèce pour sa couleur et si le prix en est trop élevé pour vous, prenez le temps de chercher ; une autre variété moins onéreuse peu aussi être très proche, esthétiquement.

Ainsi le Centropyge Loricullus, magnifique robe orange, est très coûteux. LeCentropyge ferrugatus, est tout aussi spectaculaire mais , en général, plus abordable.

Sur le WEB, ou dans la littérature spécialisée, beaucoup de renseignements sont disponibles et peuvent influencer votre choix. Il ne faut pas pour autant croire que tout est possible. Certains animaux ne sont pas en vente libre et sont dangereux. C’est le cas du Ptérois ( poisson- scorpion ) dont les piqûres vénimeuses, très douloureuses et handicapantes, nécessitent une visite chez le médecin. **

* Poissons tropicaux marins G.Parisse (Editions de Vechhi)

** Grand guide encyclopédique de l’aquarium (Artrémis)

Placer les roches creuses de manière à voir à l'intérieur (içi une crevette suspendue au plafond), le reflet dans les vitres permettant de voir un crabe à l'abri derrière la roche.

Placer les roches creuses de manière à voir à l'intérieur (içi une crevette suspendue au plafond), le reflet dans les vitres permettant de voir un crabe à l'abri derrière la roche.

Dans cette roche un gobi s'est installé, à l'étage en dessous, une crevette cohabite.

Dans cette roche un gobi s'est installé, à l'étage en dessous, une crevette cohabite.

Crevette amboinensis (déparasite les poissons)

Crevette amboinensis (déparasite les poissons)

Crabe mangeur d'algues

Crabe mangeur d'algues

Tag(s) : #aquariophilie

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